Mon tout premier... Je m'en souviens très bien, en fait, c'était très bizarre. Je devais avoir 12 ans ou peut-être 13. On était en voyage scolaire, je retrouvais des gens que je n'avais pas vu depuis 1 an, dont un gars que je n'aimais pas trop, parce qu'il s'imagine que je vais lui tomber dans les bras, malgré mon désintérêt flagrant...
Je suis dans une citadelle moyen-âgeuse assiégée. A un moment, nous reculons devant les assiégeants, pour la retraite. C'est la débandade, on doit fermer toutes les portes de la citadelle pour les stopper. Je cours, donc, vers une petite tourelle, pour franchir la porte puis la fermer. En courant, je sais que je n'aurais pas le temps, car les adversaires sont sur mes talons. J'atteins la porte, me glisse dedans, tente de la fermer, mais des ennemis sont déjà là et de leur côté, poussent la porte. Je cherche mon arme pour les frapper par l'entrebâillement et les faire reculer, je tends la main, mais mon côté est vide. Et là, une pensée me traverse, tellement évidente, qu'elle me fait passer en RL: "Hé mais bordel, je fais partie de la garde du château, moi, je DOIS avoir une épée, c'est quoi ce bordel, c'est un rêve, voilà tout!" :@ :@
Je prends donc conscience que je suis dans un rêve. Donc comme c'est un rêve, je peux faire apparaître des choses, donc je peux faire apparaître mon épée, bordel. Et elle apparaît, un gigantesque machin dans mon dos, que je dégaine, et que je te porte avec un coup d'estoc, à travers la porte en bois massif, et que je ne sens même pas l'impact du coup, tellement que c'est un rêve, et que mon épée, c'est presque un sabre laser. Du sang commence à suinter à travers la porte, par la fente qu'à provoquée mon coup d'épée. Il n'y a plus de résistance de l'autre côté. Je me sens surpuissante, et puis d'abord, les assaillants, je vais leur faire leur peau, donc j'ouvre la porte... De l'autre côté, il y a un type en uniforme ennemi, empalé sur ma lame, toujours enfoncée dans la porte, mort, et ce PR a le visage du gars que je n'aime pas trop. Et là, je me réveille.
Ce rêve a eu un goût un peu ambivalent: j'ai été un peu effrayée par la violence dont je faisais volontairement preuve, et en même temps, j'avais contrôlé le rêve, renversé la situation, et vaincu mes ennemis. Et le fait que ce soit quelqu'un que je n'aimais pas (je n'avais pas contrôlé cet aspect, son visage était venu tout seul) n'était pas pour me déplaire.
Le lendemain, j'ai raconté ce rêve à la personne en question, et il ne m'a plus enquiquiné (ouais, hier j'ai rêvé de toi: j'ai fait volontairement apparaître une épée et je t'ai tué en t'empalant sur une porte...). Il essayait peut-être même de m'éviter (genre elle est folle) mais ça m'arrangeais bien, en fait, et j'ai découvert que ce que pensaient les autres de ma folie, ou de ma personne m'importait peu. Depuis, je n'hésite pas à roter pour faire dégager un gars un peu trop relou, et ça marche assez bien.