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Auteur Sujet: [Discussion] Rêve de résilience  (Lu 8194 fois)

Hors ligne Stalker

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #60 le: 27 octobre 2015, 12:31:14 pm »
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Sur le sujet de la résilience (je vais tâcher d'être bref et factuel  :P) :

Fin septembre j’ai subi un retour de cette fixette (état obsessionnel cousin de la dépression) que je pensais pourtant avoir réglé après une mise au point récente avec la femme en question. Ces rechutes commençaient d'ailleurs à m’inquiéter sacrément car ce comportement finissait par se transformer en un trait de caractère de plus en plus incontrôlable et autodestructeur, et "ressentimenteux" pleine balle.

Hier je suis tombé sur une video qui parle des mécanismes de la culpabilité et aussi de l’auto-sabotage (la tendance à reproduire ce qui nous fait souffrir via système punitif interne) et j’ai compris que bien qu’il y ait de la dépendance affective, je souffrais davantage d’une accumulation de culpabilités anciennes qui nourrissent mes comportements autopunitifs… ça m'a aidé à comprendre à quel point je me servais d'une personne extérieure pour évacuer un trouble du comportement interne sur lequel il est envisageable d'avoir une certaine prise, et j’ai enfin passé une soirée allégée..

Cette semaine j’ai même raconté à mes parents ma vraie vie, notamment quelques fardeaux que je portais secrètement depuis mon enfance et autres non-dit source de désarroi enfantin, dont l’origine se situe dans le milieu familiale.

La résilience commence aussi par là, on ne se réconcilie pas forcément tout seul dans sa tête sur son canapé en accusant et en tabassant éternellement des reptiliens virtuels^^, mais en restaurant la justice dans IRL, en rétablissant sa propre histoire, quitte à contredire sérieusement la version officielle, généralement écrite d'elle-même, par les vainqueurs et par l’autorité, souvent loin de la vérité, ou du moins de sa propre vérité qu'il faut oser mettre sur la table.

D’ailleurs il y a quelques jours, acculé dans l’enfer du remord amoureux et incapable de me pardonner pour cette catastrophe humanitaire, j’ai commencé à repenser a Dieu, c'est-à-dire à quelqu’un d’infiniment plus généreux et plus vaste que tout ce que je connais de moi et de l’univers. Les pensées destructrices disparaissent en Lui, ou plutôt en son concept de vie éternelle, de résurrection, de « révolution » éternelle. L’idée d’un Dieu d’Amour (et de Justice) renvoi aussi à un minimum d’humilité dans son jugement sur soi et le monde. Car je me rend compte que ma tendance tyrannique à me blâmer constamment est tout sauf "humble"... *+*


 
Jean-Jacques Hyperbole

Hors ligne Fenrir

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #61 le: 27 octobre 2015, 18:16:53 pm »
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Essayer de démêler les méandres de son psychisme n'est pas une mince affaire, et Dieu sait qu'on a du boulot à faire à ce niveau là. Je me suis reconnu dans ce que tu as décris Stalker, je suis également assez enclin à la rumination mentale (du passé), l'auto-observation et l'auto-contrôle, d'où une dévitalisation / coupure avec moi même (difficulté à être spontané). Si le cerveau avait une fonction "pause", ça me ferait des vacances.

L'idée de Dieu permet justement ce laisser aller, ce laisser faire dont nous nous sentons si incapables - un glissement du psy au religieux infiniment libérateur qui nous fait prendre conscience que "la douleur d'aujourd'hui est la force de demain" (à l'image de l'abaissement - élévation du Christ). Elle redonne du sens aux choses et ce sens nous en avons cruellement besoin en ces temps. Je citais une réplique de Stalker il y a 2 pages, car ce dont on parlait me semblait bien en rapport avec la quête de dieu et du sens du héros, dans sa Zone dévastée et désenchantée.

Le temps est à la résilience.

---

Au passage sympa ton gif Stalker.  :P

En ce moment je songe à mon prochain objectif lucide. Je me suis rendu compte que c'était un peu prétentieux de ma part de vouloir m'attaquer tout de suite au Predator (au vu de ce qu'il représente ^^) je me suis donc résolu à chercher mon "fripon divin" qui doit certainement ressembler à ça :

  :-* ^^

Hors ligne Stalker

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #62 le: 27 octobre 2015, 20:43:42 pm »
0
Merci Lao, en même temps les révélations étaient assez fracassantes pour mes parents. Pas évident de remuer tout ça ni de se mettre à nu devant ses géniteurs ; d’autant plus que je me méfie des retournement de situation, un peu comme dans le film l’exorciste, puisque le démon une fois chassé de la petite fille, part vite à la recherche d'un autre hôte local… (comme mon baby reptilian gif^^)

Sinon pour revenir dans le thème de résilience, ces sautes d’humeur obsessionnel actuelles, je les interprète de plus en plus maintenant comme des décharges électriques de mon esprit, tentant de renouer le contact avec le courant de vie originelle, cette anima dont j’ai été coupé/scindé avec les problèmes et les traumas (qui ont tendance comme le dit Fenrir à fractionner notre esprit), un peu comme on réanime un cœur avec un défibrillateur. Par contre ça secoue
Citer
Je citais une réplique de Stalker il y a 2 page
C’est clair que le film « Stalker » est pour le moins introspectif. Je me retrouve assez bien dans ce désarroi^^ et cette difficulté à reconnaître nos désirs fondamentaux, piégé dans l'intellect ou le désir mimétique.

Pas mal ton objectif de fripon divin, ça peut donner des sacrés scenars !  :P ; tiens en te lisant j’ai pensé à un autre trublion divin: Dionysos, le dieu philosophe de Nietzsche. J'avais rêvé une fois de Cioran qui jouait ce rôle et m’invitait en gesticulant comme un fou furieux sur une plage ensoleillé à foutre le feu dans toute ma vie et mon histoire... c'était un rêve d'immanence (grande plage plane, mer miroir presque sans fin) et Cioran me faisant voyager dans ma vie et explorer le coté tragique de l'existence, me ramenait à des notions  héroïque comme tu dis, m’invitant presque à agir comme un terroriste dans ma propre vie...

Sinon, pour revenir vite fait sur le Predator, le paradoxe c’est qu’il ne s’intéresse qu’aux tueurs et aux prédateurs de tout poil. J’ai moi-même été face à ce dilemme onirique puisque étant du coté des civil non-armé , il n’y a jamais eu de confrontation directe -sauf cas de Yautja dérogeant à la Loi (en tout cas me rêves étaient calés sur l‘éthique du chasseur), sans parler de sa furtivité. Si tu le rencontres tu sauras assez vite si tu es considéré comme un être innocent ou si t'as un cadavre planqué dans le placard…

Citer
Le temps est à la résilience.
Je ne m’avancerais pas trop, étant du genre superstitieux :D mais oui. j'ai un pote qui vit un peu la même évolution que moi sur différents aspects de la vie, tout comme toi et les gens que tu rencontres IRL qui semblent avoir des espèces de prises de conscience. Je parlerais plutôt de temps apocalyptique (révélations)... et au-dessus c'est l'Soleil *+*
Jean-Jacques Hyperbole

Hors ligne Fenrir

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #63 le: 28 octobre 2015, 07:25:12 am »
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Ce que tu dis me donne envie de développer ce que je ressens depuis quelques temps, au risque de te paraître un peu abstrait, voir perché. ^^

Depuis quelques temps donc, j'ai le sentiment que le fait de cultiver certaines "idées" me branche directement sur un canal supérieur, comme si je m'introduisais dans une volonté qui me dépasse totalement, bref je me met à voir des signes partout, comme si tout se rejoignait, et je vis des synchronicités étonnantes (enfin chez moi c'est encore très très soft, il y a des gens qui font beaucoup + confiance à cette "force" poussant à l'évolution et qui deviennent de vraies antennes humaines, complètement poreux où sensibles aux turbulences en "off").

Et chaque fois que je régresse où que je retombe dans de vieux schémas, je suis en proie aux tiraillements obsessionnels dont tu parles, et c'est effectivement comme si j'étais piqué par un aiguillon qui me rappelait que je ne suis pas en accord avec mon ressenti profond, où plus largement avec le sens de la vie. Il y a comme un déchirement entre ce qui attire vers le haut et l'ancienne vie, l'ego (cf la citation de maître Eckart en première page, à laquelle ton rêve d'immanence renvoie bien).

Toute idée de hasard, où d'accident, a complètement disparu de mon esprit, je crois profondément que tout ce qui arrive a une raison d'être. Je vois la crise que nous traversons comme l'équivalent d'une mue reptilienne, douloureuse mais nécessaire, et pour moi la sagesse consiste à l'accepter plutôt que de la subir. Ce qui m'étonne le + en ce moment c'est le besoin impérieux d'explication chez beaucoup de gens, c'est vraiment "palpable".

C'est pour ça que je radote un peu sur l'idée du sens des choses, car c'est une notion qui a pris possession de mon âme ces derniers temps, et en laquelle je crois vraiment, fait assez notable pour quelqu'un comme moi qui a toujours été rongé par le doute permanent sur tout. Mais certainement que je m'emballe un peu quand même. ^^

Citer
m’invitant presque à agir comme un terroriste dans ma propre vie...

Je pense qu'il faut développer la mentalité du guerrier qui sait qu'il peut mourir à chaque instant et qui ne l'oublie jamais. Cette vision profonde de l'impermanence est la condition du courage héroïque du renoncement, de l'humilité, et de la tendresse virile au cœur du chaos, tout ce dont dont nous manquons terriblement à notre époque. La Voie sacrée du guerrier c'est celle du retour à soi. Je médite pas mal là-dessus en ce moment...

Ce matin j'ai lu un article de 2013 de Ganji Anankea intitulé "La Colère Reptilienne" et ce que j'y ai lu m'a remis en mémoire la description parfaite que tu avais fait du Predator (une créature ultra-pragmatique et enracinée dans le matériel), et qui est tellement difficile à cerner pour nous autres humains lâches et pétris d'illusions. Voilà le lien (il explique qu'il y a de bons reptiliens censés nous ouvrir les yeux et je suis assez fan de l'idée ^^).

Hors ligne Stalker

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #64 le: 30 octobre 2015, 19:42:59 pm »
0
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l'idée du sens des choses, car c'est une notion qui a pris possession de mon âme ces derniers temps
Ce qui fait sens ce sont des choses tels que les synchonicités dont tu parles, qui relèvent d’un espèce d’"instinct humain" fascinant et étrange, et pourtant si familier quand ça nous arrive ou qu’on va à lui. Au fait tu crois que tes exercices de médiation t’aide à ce niveau-là ?

Cette connexion pourrait peut-être se conscientiser par là-même où justement nous avons été déconnecté (par là où nous avons "péché""). Une tribu d’indien d’Amérique disait que tout homme doit naitre deux fois. C’est comme si après avoir subi l’emprise phagocytant des autorités, des croyances, des déterminismes, un peu comme une incubation, il fallait vivre une refonte quasi-total de notre être. Une vie qui émerge de nos ruines, comme une fleur après l’apocalypse. Plutôt qu’en un Soi originel, j’aurais plutôt tendance à croire en ce qui nait neuf et sage de nos propres ruines et de nos échecs, comme un deuxième univers, plus vrai, plus conscient et plus libre que le premier. En fait je n’ai pas d’autre image qu’un steak que l’on attendrit en le frappant^^, une manière de libérer les saveurs et d’adoucir les muscles…

"Le caractère n'est pas, comme on le croit encore parfois, le développement des qualités individuelles premières, sensibles et poétiques, mais bien leur décomposition et leur refonte entière. C'est un second édifice, bâti avec les décombres du premier dont on retrouve parfois les débris, avec un plaisir mêlé de surprise. C'est celui qu'occasionne l'expression naïve d'un sentiment naturel qui échappe à un être que l'on croyait avoir été totalement cuirassé par la souffrance et l'adversité. C'est comme un fragment d'ancienne architecture dorique ou corinthienne, dans un blockhaus."

Citer
Ce qui m'étonne le + en ce moment c'est le besoin impérieux d'explication chez beaucoup de gens, c'est vraiment "palpable".

En même temps ça peut se comprendre, tout le monde s'inquiète 'avant-que-les-allemands-arrivent'^^

On vit dans une ère de désillusion, « apocalyptique ». En pleine crise mondiale (évolutive), aux portes du transhumanisme, du djihadisme annihilateur, les gens doivent prendre position, affirmer leur identité, leur valeur, leur choix etc. Personnellement je vois ça comme ça en tout cas. La question du sens s’est aussi imposé à moi récemment, en terme explicite de bien et de mal (cf la conversation sur la société) et ce de manière violente puisqu’une en quelque sorte il me fallait sortir de la passivité et choisir mon camps.


Citer
Ce matin j'ai lu un article de 2013 de Ganji Anankea intitulé "La Colère Reptilienne"

J’aurais aimé qu’il développe les enseignements provenant du « maître » reptilien, et surtout les raisons de la fameuse colère, sans doute en référence au Deus Irae..

  La colère du reptilien -et en passant je me propose de breveter le concept du « Reptiliannus Irae »(le mec qui se la pète trop en réptilianisme^^)-, évoque j'imagine notre manière de consentir en masse à l’aliénation sociale, aux religions castratrices, aux divertissements décérébrants, et ce au détriment des besoins suprêmes de l’être vivant, du corps et de l'individu.

Y'a pas à tortiller, le néo-reptilien mythique est vraiment le Maître Ninja par excellence^^ (ne pas confondre avec les tortues-ninja) que l’on rêve et redoute de rencontrer.. Tout en personnifiant le cerveau reptilien froid et pulsionnel, le maitre lézard du haut de son aeronef, au regard impitoyable et chirurgical comme un laser, nous jette à la figure nos illusions, nos hypocrisie, nos mollesses d’occidentaux embourgeoisé xanaxisé.  c’est la honte. J’avais moi-même préventivement un peu rougie l’autre jour en anticipant sur ce que me dirait un maître serpentaire, jusqu’à que je réalise qu’en fait -ange ou démon- il s’agit de Forces qui nous taille afin que nous réalisions tout notre potentiel et trouvions notre place au sein du Jeu universel.


Ne vient pas me dire après que tu tiens des propos un peu perché *+* lol

j'ai fait un peu de HS sans doute insensé mais tu as raison de poser la question du sens, après tout c'est sans doute ça le sens de l'univers, la résilience  ;) :D

Comme disait un moustachu : "Tout individu collabore à l'ensemble de l'être universel - qu'il le sache ou non, qu'il le veuille ou non."

----

Hop un petit remixage techno par LFO

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Jean-Jacques Hyperbole

Hors ligne Fenrir

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #65 le: 07 novembre 2015, 16:25:29 pm »
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Au fait tu crois que tes exercices de médiation t’aide à ce niveau-là ?
Dans une page précédente je t'ai raconté un de mes rêves que j'avais fait à une époque où je méditais beaucoup (il y a plus de 3 ans), en réponse à ton concept de "Noble fermentation" et au koan de Nagarjuna que t'as posté.

Je n'ai pas assez expliqué ce rêve, qui pourtant m'a beaucoup marqué (alors qu'il n'a duré que quelques secondes). Je n'aurais pas dû parler de nirvana mais plutôt de vacuité (ces concepts étaient sans importance puisqu'il s'agissait d'une compréhension indirecte / non intellectuelle). Je regardais un paysage, perché entre ciel et terre, lorsque le massif terrestre m'est apparu comme le "déchet" du ciel, en perpétuel recyclage. J'ai alors compris que le monde servait juste à faire valoir l'absence du néant - but absolu de toute chose - que le rien absolu n'était pas vide mais qu'il était au contraire l'expression de tous les possibles, bref j'ai touché du doigt le paradoxe absolu du rien en tant que tout, où plutôt en tant qu'évacuation du tout. L'univers était éternellement dirigée vers son propre anéantissement, son propre dépassement, puisque c'était sa raison d'être (d'où sensation du temps - instant présent qui nous fuit sans cesse, évolution etc.). Bon ok dit comme ça paraît p-e incompréhensible mais dans le rêve c'était clair, simple, limpide... et étrangement rassurant. J'ai compris à quel point samsâra et nirvana, forme et vacuité, étaient une seule et même chose. Pour une fois, l'existence ne posait plus problème, elle était logique, sensée.

Ce qui est moche c'est que le simple fait d'en parler comme ça tue la signification profonde de cette vérité, puisqu'elle la fige, donnant l'impression déprimante que l'univers est une boucle fermée sur elle-même, alors qu'au contraire on parle d'une réalité prodigieusement mouvante et insaisissable qui résiste à toute dissection mentale. L’expérimenter c'est foncer vers l'inconnu avec un réacteur nucléaire au cul ^^ plonger dans le substrat pré-individuel et chaotique pour y puiser dans la source infinie des forces créatrices... "La destination est inconnue, imprévisible. C’est un devenir, un processus incontrôlable. C’est notre ligne d’émancipation, de libération. Et c’est sur une telle ligne que je peux enfin me sentir vivre, me sentir libre." Bref c'est pour ça que j'ai laissé tombé les spéculations métaphysiques et la cosmologie bouddhiste (à laquelle je préfère encore la vision biblique du temps linéaire, avec une création à partir de rien, et l'idée de conquête selon le plan divin, où comme instrument de celui-ci, bien plus significative à mes yeux.) A quand une religion comme celle des Jedis ? ^^

Je t'épargne mes autres rêves de cascades et fractales diverses. Outre les rêves, mes méditations induisaient parfois des états corporels assez "space". J'avais l'impression que mon corps devenait gigantesque et que je m'incarnais en un point absolument minuscule, à l'intérieur même de mon corps, où alors j'avais la sensation que mon corps disparaissait, et à chaque fois je sentais une pression entre mes yeux. Mais quand ça m'arrivait je flippais ma race et stoppais tout. Ces états n'ont rien d'extraordinaire pour un méditant chevronné (Bluewolf en a d'ailleurs parlé dans son topic sur les techniques de méditation) mais j'y connaissais rien à l'époque, et j'avais peur d'atteindre une sorte de point de non-retour. Je me suis rendu compte que j'étais loin d'être prêt à faire le "grand saut" contrairement à ce que je me racontais... Bon par contre depuis que je m'y suis remis récemment, je ne vis plus les mêmes choses. Mes séances sont plus posées ^^, mais mes rêves me font dire qu'il y a du ménage de fait en interne. Donc j'imagine que ça participe de l'espèce d'ouverture d'esprit que je vis en ce moment IRL.

Mais à vrai dire la méditation demande une auto-discipline dont je manque cruellement. Ce qu'il me faudrait presque pour "forcer" la mue ce serait une cure à l'ayahusca en amazonie où un truc du genre ^^ je marche qu'à la pression et tout ce qui est basé sur du long terme est voué à l'échec avec moi, je suis assez désespérant sur ce point lol.

Du coup ça me permet de rebondir sur la Colère Reptilienne sensée nous sortir de notre torpeur et dont j'aurais bien besoin. ^^ C'est une image qui me travaille en ce moment et que tu as parfaitement cerné (je me suis encore régalé à te lire), elle représente la perception claire de la nature, la vision perçante et implacable d'un regard d'aigle, qui existe en nous, enterrée sous des couches d'illusions et de névroses.



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Comme disait un moustachu : "Tout individu collabore à l'ensemble de l'être universel - qu'il le sache ou non, qu'il le veuille ou non."
Au final on dirait bien que tout n'est qu'une histoire d'acceptation.

---

Génial ton son (au passage j'avais aussi adoré le clip de Koudlam que t'avais posté ^^). Pour rester dans le côté psyché :

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Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #66 le: 07 novembre 2015, 21:44:32 pm »
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Comme disait un moustachu : "Tout individu collabore à l'ensemble de l'être universel - qu'il le sache ou non, qu'il le veuille ou non."

“We are like the dreamer who dreams and then lives inside the dream... but who is the dreamer?”

Hors ligne Fenrir

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #67 le: 07 novembre 2015, 22:02:05 pm »
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Nietzsche a poussé loin le culte de Dionysos on dirait ^^

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J’aurais aimé qu’il développe les enseignements provenant du « maître » reptilien

J'ai trouvé cet article où c'est + détaillé je pense (j'ai pas encore lu mais ça ne va pas tarder)

Hors ligne Stalker

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #68 le: 07 novembre 2015, 22:32:37 pm »
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Merci pour le repti-lien 8), j'ai hate de lire ça.

En parlant de moustachu et de "sombre héros"  :P, lao shin pourquoi t’as effacé ton post ? j’ai encore dit une connerie ? (ça c'est juste impossible)

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Fenrir je te l’avais pas dit mais ton rêve « numineux » me parlait beaucoup, je l’avais comprit intuitivement. Le genre de trip que font les gens en quête de vérité, comme si on nous retournait comme une chaussette

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Bref c'est pour ça que j'ai laissé tombé les spéculations métaphysiques et la cosmologie bouddhiste (à laquelle je préfère encore la vision biblique du temps linéaire, avec une création à partir de rien, et l'idée de conquête selon le plan divin, où comme instrument de celui-ci, bien plus significative à mes yeux.)

Je te suis sur la bible. Dans le christianisme surtout il y a cette espèce de folie qui va plus loin que le bouddhisme et de son pragmatisme philosophique décrivant un univers sans substance ni essence – ce monde informe dont tu parles et sans issu autre que « la guérison par le néant »….Le christianisme, à mes yeux la religion la plus extrémiste (et aussi compliqué à comprendre qu’une femme), proclame au contraire La victoire de l’être et de la Joie sur le monde et sur le néant. Là ou Bouddha devient symbole de la dissolution ultime, dans la bible, l’alpha et l’omega sont personnifiés à travers l’Être Divin (Je suis qui Je suis). Une promesse comble du comble exaucé par le Christ (si on y croit) à travers le principe de l’alliance - la résilience des résiliences-. Ce sont les retrouvailles de l’être dans l’Amour, dans ce mystère qui nous dit de toute éternité que nul n’est jamais abandonné car l’être et l’amour ne sont qu’une seule et même chose. Aussi, pour expliquer la raison de l'existence, tout est fait pour la « Gloire » de Dieu, cad que l’univers n’est en rien obligé d’exister, il n’a aucune utilité ni aucune nécessité autre que de prouver d’ éternité en éternité que l’être est ce qu’il y a de meilleur, que c’est « bon » d’exister. Et d’explorer l’être universel avec un réacteur nucléaire aux fesses.

Dernièrement j’ai lu cette phrase dans le journal d’un compte facebook qui m’a beaucoup plu et même inspiré : « il n’y a de repos qu’en Dieu ». L’individu ne peut que se démener et tout repos ici-bas n’est qu’un leurre (il suffit de lire les jdr des rêveurs lucides pour réaliser que personne ne se repose vraiment jamais, le corps, l’esprit et la libido sont en ébullition en permanence) - nous sommes toujours en « quête » ; il peut certes exister des états vacants / tourisme existentiel mais l’être vivant doit se creuser sans fin, pour manger ou trouver une vérité, un sens à l’incarnation. Sinon on peut rester tranquillement dans son canapé en attendant que les allemands arrivent (car ils arrivent toujours). Je dis ça surtout sur un plan personnel car question résilience je pense que je suis très loin d’en avoir fini avec mes propres problèmes internes, mais faut croire que j’aime ça, ça me réveille même si ça fait mal^^ voir très mal. Question quête, je dois affronter une part de déni en moi qui date de l’enfance qui se manifestent par des tendances à l’autosabotage qui in fine m’ont conduit à certains replis sur moi.

D’ailleurs pour faire lien avec le sujet je pense avoir été en partie satanisé/reptilianisé par mes problèmes ;j’ai eu beaucoup de phase de régression et de mélancolie un peu inexplicable quand j’étais enfant et ado et encore aujourd’hui… Je pense que ma vie est pour le gros une fumisterie qui commence à s’épuiser d’elle-même. D’ou cette obligation de me livrer à mes parents et leur dire la vérité sur mon passé. Du coup je repense toute ma vie, à quel moment l’iguane torpide à pris le dessus. A priori y’a eu plusieurs assauts reptiliens (manière de parler hein) vu que j’ai commencé ma vie par des sacré soucis physique et psycho-depressif à l’âge de 3 mois et ensuite autres emmerdes avec les méthodes pédiatriques satanistes sacrificielles (manière de parler là encore. quoique)  et beaucoup de mélancolie dépressive alors que je le sais ce n’est pas du tout ma nature, et tout ça trouve son sommet avec cette fille, j’ai pas été brillant là encore. D’ailleurs après cette catastrophe sentimental j’ai fait semblant d’aller bien pendant des années^^ et là plus moyen c’est en train de me péter à la gueule. Le déni protecteur se fissure et j’ai Predator aux basques (mon prédateur interne) – et il est carrément furax, surin en main et arme à énergie sur ON. C’est comme si enfant j’avais été en partie remplacé par un double reptilien atteint de surcroit d’un sérieux problème de solipsisme, et me voilà aujourd’hui face à ma propre créature en plein éveil (cf mon gif^^). Je pense sans me vanter que j’ai créé une belle salope luciférienne dépressive, et ça va être coton de la décrocher de mon intérieur, surtout que le canapé est confortable. Voilà pour la résilience.



Sinon je lis tout doucement La Force Majeur de C. Rosset (je n’arrive pas à prendre le temps pour le lire). Ça me plait, pas de concepts puissants pour faire de nous des super héros hédonistes (le livre pourrait paraître indigent par son absence de « création de concept » cher aux deleuziens), pas non plus d’indignation bon marché ni de ressentiment à l’égard des religions, mais une exploration de la philosophie tragique, la seule qui peut mener à une joie vraie et véritable, à la manière d’un stoïque spinozien.  J’essaierais de faire un résumé une fois fini.
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Du coup ça me permet de rebondir sur la Colère Reptilienne sensée nous sortir de notre torpeur et dont j'aurais bien besoin.

Je sais pas si futur sound of london vont t’aider à sortir de ta torpeur lol (merci pour la video preview, je ne savais pas qu’ils existaient encore)
Moi ces temps ci je suis à fond dans le cyber goth/aggrotech (c’te noms qu’ils inventent^^) j’avais un peu de mal au début avec certains sons générique eurodance mais maintenant je suis bien entré dans le trip electronic heroes, et ça m'éclate. Certes les paroles sont souvent satanistes et antichrétiennes mais on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs  :D

Acrophilic Project

http://www.123savemp3.net/mp3/Acrophilic+Project+llamado

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Jean-Jacques Hyperbole

Hors ligne Stalker

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #69 le: 08 novembre 2015, 12:21:46 pm »
0
Bon j’ai lu l’article en question, apparemment il va falloir acheter son livre pour avoir plus d’explication. Ça reste quand même un peu bizarre tout ça  :o En plus j’ai une sensation de déjà vu pas spécialement rassurante par rapport à l’image du démon transdimensionel lol.

De mon coté, quand je parle des lézards cosmiques, c’est toujours sous une forme + ou  - allégorique exprimant des guerres génétiques internes elles bien réelles, et les différentes voies évolutives et choix moraux qui se manifestent dans la psyché humaine. Des luttes internes ou des tentatives d’entre-aide (quand il s’agit de bonne "entité") entre les "lignes temporelles" potentielles  - que projettent l’esprit dans la matrice IRL via des visions 4D.

Maintenant on dirait que les « ingénieurs » du très mauvais film Prometheus sont de la partie, comme quoi il y aurait eu des abductions avec cette race de géant albinos, issu d’une civilisation technologique déchue. C’est marrant dans les années 50 le E.T. avait l’apparence du bonhomme Michelin très en vogue à l’époque  :P



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Pour tes expériences psy, ça avait l’air impressionnant en effet (j’ai pensé à mon OBE éclair qui m’avait bien freiné aussi). ça semble tellement réel et puissant qu’on peut comparer les PS totalement effrayantes et pourtant imaginaires avec les abductions vibrant sur une même corde (quantique)… Avant de plonger tête première il vaut mieux être renseigné et surtout avoir déjà  un ego sain (et savoir exactement ce que l’on cherche, ou « qui on sert »)

A ce sujet, pour ceux que ça intéresserait je met en lien une rapide présentation des mécanismes d’auto sabotage. ça a l’air vraiment intéressant, et je crois qu’il y a des trucs assez profond derrière tout ça, du concret, à creuser.

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Jean-Jacques Hyperbole

Hors ligne Fenrir

Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #70 le: 09 novembre 2015, 13:49:34 pm »
0
Citer
une exploration de la philosophie tragique, la seule qui peut mener à une joie vraie et véritable

Entièrement d'accord avec ça. On vit dans un système de valeurs entièrement basé sur la jouissance, le confort et le refus de la souffrance (d'où cercle vicieux : on refuse parce qu'on subit et on subit parce qu'on refuse). C'est cette peur de la souffrance existentielle que le système exploite pour nous asservir (chose que tu as très bien expliqué). Donc oué à ce niveau là la philosophie du Christ est une vraie émancipation lorsqu'elle déclare que nous sommes faits pour souffrir et qu'il faut simplement ouvrir notre cœur et le laisser nous guider, faire pleinement confiance au plan divin.

Pour rebondir sur le sens tragique de la vie, l'autre jour je suis tombé sur un reportage consacré à la fourmi de feu (qui est en train d'envahir le monde à c'qui parait) et à un moment donné ils montraient comment la mouche phoride, une espèce parasitoïde, tue les fourmis de feu. Pour résumer, la femelle phoride injecte ses œufs dans le corps de la fourmi de feu. Après éclosion, la larve se nourrit en la dévorant de l'intérieur, jusqu'à devenir 30 fois plus grosse, et au bout de quelques semaines elle migre dans sa tête et lui siphonne le cerveau, la transformant en "zombie". Elle prend alors le contrôle de son esprit, l'obligeant à s'éloigner de sa colonie, et à la fin le bébé-mouche décapite son hôte et utilise la tête évidée comme lieu pour se transformer en chrysalide, d'où sort la mouche adulte... et le cycle recommence. ^^

Je sais pas pourquoi je te raconte ça mais ça m'a bien fait triper ^^ (dommage je trouve pas la vidéo). Ça + les batailles entre colonies de fourmis (elles aussi assez gratinées dans leur genre ^^) m'ont fait cogiter sur la multitude agissante des insectes. J'ai commencé à me dire qu'après tout l'homme était une donnée récente de l'histoire évolutive et que même s'il croyait pouvoir révolutionner l'ordre naturel, il était sans doute encore très loin de briser les chaînes de la prédation... A ce propos je te rejoins sur le fait que nos luttes psychiques / mythiques sont là pour apporter de l'information à la matière et nous faire évoluer dans un sens particulier. Certainement qu'un jour notre espèce devra s'éteindre et laisser la place à d'autres espèces, comme celles des "ingénieurs" (pourvu que ce soit pas des bibendums michelin, quoiqu'avec la junk food on est mal ^^).

D'ailleurs tout ça me ramène à la philosophie schopenhauérienne (aux allures bouddhistes) et l'idée d'une "volonté aveugle, impérieuse et bizarre". C'est Jung qui en parle à merveille dans sa bio :

« La grande trouvaille de mes investigations fut Schopenhauer. Il était le premier à parler de la souffrance du monde, de cette souffrance qui éclate aux yeux, et qui nous oppresse; à parler du désordre, des passions, du mal, que tous les autres semblaient à peine prendre en considération et qu’ils espéraient tous résoudre en harmonie et en intelligibilité. Enfin, voilà un homme qui avait le courage de voir que tout n’était pas pour le mieux dans les fondements de l’Univers. Il ne parlait ni d’une providence infiniment bonne et infiniment sage dans la création, ni d’une harmonie de l’évolution; au contraire, il disait clairement que le cours douloureux de l’histoire de l’humanité et la cruauté de la nature reposaient sur une déficience : l’aveuglement de la volonté créatrice du monde. Tout ce que j’avais observé me le confirmait : les poissons malades et mourants, les renards galeux, les oiseaux morts de froid et de faim, l’impitoyable tragédie que recouvre la prairie en fleurs : vers de terre torturés à mort par les fourmis, insectes qui se déchirent morceau par morceau, etc. Par ailleurs, les expériences que j’avais faites sur les hommes m’avaient inspiré tout autre chose que la croyance à la bonté originelle de l’homme et à sa moralité. Je me connaissais moi-même assez bien pour savoir qu’il n’y avait entre moi et un animal qu’une différence de degré. »

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En plus j’ai une sensation de déjà vu pas spécialement rassurante par rapport à l’image du démon transdimensionel lol.

Je sais pas si on se réfère au même passage mais la même. J'ai déjà vécu deux attaques de succube au cours de PS (puisque tu en parles) mais le plus incroyable c'est qu'à chaque fois, c'était dans des circonstances identiques, c-à-d à des moments où je cherchais à sublimer ma libido au service d'une pratique spirituelle. La première c'était dans la nuit du 28 au 29 janvier de cette année, alors que je débutais tout juste le yoga du rêve : J'ai d'abord fait un rêve semi-lucide étrange. Je me trouvais au sein d'un décor entièrement blanc, vide et immaculé, lorsqu'une faille s'est ouverte à mes pieds. Une main en est sortie et spontanément, je l'ai attrapé et l'ai tiré vers moi. Je suis parvenu à extirper une jeune femme brune, qui a rapidement pris les traits d'une fille sur qui je projetais mon anima en bloc IRL à l'époque. C'est à ce moment là que j'ai été arraché au rêve et que je me suis retrouvé en PS. J'ai vu une masse sombre m'envahir, tandis qu'une voix de femme me répétait des trucs comme : "elle est là" puis j'ai senti d'un seul coup une grande montée d'énergie sexuelle très désagréable. C'était effectivement comme si l'entité cherchait à me vampiriser par une stimulation directe et intense (je comprends ceux qui comparent ça à un viol, c'est super oppressant). Je lui ai résisté mentalement et elle a fini par s'en aller... Par contre contrairement à ce que décrit Ganji elle ne m'a pas semblé foncièrement mauvaise. Sur un autre forum quelqu'un faisait une comparaison avec un animal qui pour survivre ne fait qu'utiliser les moyens qu'il connaît, c'est un peu ça.

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apparemment il va falloir acheter son livre pour avoir plus d’explication.

Son dernier bouquin est en PDF sur son site. Je pense que je vais le lire, il m'a l'air prometteur et pourrait donner un putain de scénar de SF ^^. Edit : Ses deux livres sont en PDF, je te mets les liens quand même si ça t'intéresse : le premier ici et le deuxième ici

Concernant l'auto-sabotage dont tu parles, je pense aussi être concerné étant donné ma tendance à toujours imaginer le pire par anticipation. Il semblerait que j'assimile ma naissance à une catastrophe, si j'en crois une interprétation des rêves de catastrophe que j'ai pu lire sur un site ^^ (ça m'a fait marrer mais il doit y avoir une part de vérité là-dedans). L'avantage c'est que je suis rarement déçu, mais je crois que c'est ça ma plus grande peur justement, celle de l'échec et de la déception... Et donc pour en revenir à ce que je disais plus haut, ces derniers temps j'ai fait pas mal de rêves éprouvants où ce "masochisme mental" était poussé à l'extrême, jusqu'à être totalement vidé de sa substance, me faisant réaliser son absurdité et son non-sens total... Mon reptilien interne fait le taf on dirait.

Merci pour les musiques, j'ai écouté ça toute la soirée hier. A la base j'aime pas tout ce qui est assimilé de près où de loin au métal et à la "dark-culture" mais avec une ligne de basse ça passe tout seul en fait (les trucs kitsch / eurodance sont faits pour me plaire au contraire, j'ai un certain goût pour ce qui est démodé en matière de musique ^^). Dommage qu'il n'y ait pas une track qui dure genre une heure.

Dans le dernier article que tu as posté, à un moment donné une personne raconte un rêve dans un centre de formation où les gens sont sélectionnés pour être mangés. Ca m'a direct rappelé le denier rêve de ton Jdr !  :o

Bon aller, juste pour le plaisir, comme je me suis pris de passion pour les fourmis ces derniers temps :-* elles aussi ont leur Antéchrist à l'échelle de leurs colonies ^^ : https://www.youtube.com/watch?v=CXevDkr4EU0

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Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #71 le: 18 novembre 2015, 17:31:38 pm »
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Salut Fenrir

Fascinantes (et flippantes) ces histoires de guerre et d'infiltration fourmis ! On n'a vraiment rien inventé. Finalement ça nous renvoie à nos propres déterminants et aux intelligences à l’œuvre dans la matrice. *+*
Merci, je zieuterais les livres en link + tard (tu les as lu toi ?). Bien vu pour le rêve des fins gourmets  :P

Petite pause de mon coté sinon. Je suis tourmenté par les battements de cœur du Grand Saurien :@^^

Noisuf-X - The Typical "Fuck You" Song

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Jean-Jacques Hyperbole

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Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #72 le: 25 novembre 2015, 18:51:15 pm »
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On n'a vraiment rien inventé. Finalement ça nous renvoie à nos propres déterminants et aux intelligences à l’œuvre dans la matrice.

Oui et notre discussion sur la résilience renvoie à l'actualité je trouve (impossible d'y couper). Je viens de mater un doc sur le djihadisme où une intervenante expliquait que finalement nos sociétés sont entrain de redécouvrir que le monde est violent et qu'il n'a jamais cessé de l'être. Dans cet extrait elle explique de manière très pertinente que le phénomène djihadiste est un pur sous-produit de l'ordre mondial actuel, des rapports de domination qu'il construit, du libéralisme etc. Le problème est évidemment plus enraciné / profond qu'on le pense.

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Merci, je zieuterais les livres en link + tard (tu les as lu toi ?).

Pas encore ^^ j'ai juste lu cet article qui résume le deuxième livre.

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Je suis tourmenté par les battements de cœur du Grand Saurien



 :-* ^^

Retour aux fondamentaux en ce qui me concerne :

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Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #73 le: 12 décembre 2015, 18:04:11 pm »
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Nouveau chapitre dans mon cheminement résilient (pas aussi important que le tiens Stalker mais j'en fais quand même part) :

Ces derniers temps, avant de dormir, lorsque je me sens d'humeur introspective (ce qui se produit de temps en temps) je m'écoute de la musique (allongé, les yeux fermés) et je "laisse advenir" les images qui se présentent à mon esprit. En général il ne faut pas beaucoup de temps pour que je sois emporté par un flot de sensations très lointaines, comme si je me reconnectais à un univers perdu depuis l'enfance...

Lors de ma dernière séance qui remonte à une semaine environ, j'ai vécu une expérience proche du rêve avec mes parents que je t'ai raconté au tout début de notre échange. Les visions se sont succédées : un paysage urbain baignant dans un brouillard industriel, au coucher du soleil; un appartement plongé dans une semi-pénombre, éclairé par les dernières lueurs crépusculaires; puis une jeune femme tenant un enfant dans ses bras dans un halo rouge sombre, dans ce même appartement. Cette image était accompagné du sentiment de retrouver une sorte de beauté disparue et de "vulnérabilité"... J'ai commencé à demander pardon intérieurement à cette femme et à cet enfant, sauf que cette fois je savais pourquoi je leur demandais pardon : Pour mon égoïsme, mon incapacité à aimer, à me laisser toucher par la beauté de la vie... en bref. Et ce seul mot "pardon" résonnait comme un appel profond qui jaillissait de mon cœur. C'était vraiment fort.



La musique que j'écoutais : auchens jumbled in the common box (terminal radio - transmission one) à 1:29:00

Dur de décrire ce genre d'expérience intérieure, déjà que pour y comprendre soi-même quelque chose c'est pas forcément évident. Les rêves on sait à coup sûr qu'ils ont une signification, là c'est autre chose... Après coup, comme d'habitude, mon intellect a récupéré l'impression première pour la transformer en digression métaphysique stérile et interminable. Mais si je devais retenir qu'une seule chose, ce serait vraiment ce pardon rédempteur émanant du cœur sur lequel j'ai acquis la conviction que tout repose. C'est une toute nouvelle idée dans mon esprit sur laquelle je sais que je dois travailler. Pour la première fois j'ai pratiqué l'imagination active, dans le sens où j'ai "dialogué" avec mes images intérieures, alors que d'habitude mes imaginations sont passives. J'espère renouveler l'expérience. Avec du recul ça peut sembler un peu naïf tout ça, mais j'assume. ^^

C'est marrant parce que le lendemain j'ai regardé le film "Tree of Life" qu'un ami m'avait prêté et il a étrangement fait écho à mon trip intérieur, avec cette idée d'un principe unificateur fait à la fois d'éternité et de vulnérabilité, d'une douleur primale à laquelle il faut s'ouvrir pour exalter la beauté de la vie (tu parlais du sens tragique de la vie qu'il faut parvenir à intégrer, c'est exactement ça).

---

Bon du coup pour le fun je me suis amusé à imaginer une sorte de dialectique triangulaire intérieure entre :

- Mon Moi actuel, le "zombi", qui vivote dans l'attente de sa délivrance

- Mon Anima qui s'est enfuie effrayée par le zombi, et qui se cache avec mon fripon divin (souvent représenté par un chien enjoué dans mes rêves), il s'agit de mon flux vital, mon âme qui pour l'instant est en jachère...

- Et enfin le Predator le pôle masculin de ma conscience, la vision pénétrante et dépassionnée d'une bête à sang froid; la perception directe de la Réalité elle-même, claire et limpide comme son invisibilité; il est cet impitoyable bourreau qui transperce le zombi de ses éclairs de lucidité.  *+*

N'empêche que cette façon de voir les choses me convient bien. ^^ J'suis à deux doigts de faire un dessin pour illustrer le bordel.


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Re : [Discussion] Rêve de résilience
« Réponse #74 le: 12 décembre 2015, 20:37:46 pm »
0
Belle trinité impie, ma foi  8) ! Ton point de vue sur le predator, insaisissable, impartial et cruel, me fait penser à la manière dont Rosset parle du réel.
Fenrir c’est marrant ton intervention car je m’apprêtais justement à poster aujourd’hui. Ce qui est encore plus drôle c’est que je fais également des photo montages conceptuels depuis peu a des fins de résilience*. (j’espère que tu nous montreras ton oeuvre)

Ton rêve m’interpelle aussi et au passage merci pour ce rêve de résilience qui justifie ce fil *+*. On a parfois du mal à aimer notre famille et même les amis que l’on a choisi. Ça peut engendrer des inquiétudes persos, de la culpabilité ou un sentiment d’incomplétude, je le sais je suis souvent comme ça également. Et ce contrairement à ce que je dis hypocritement sur l’importance du "lien" – ou au contraire car je connais trop cette obscurité et ce que c’est que de sentir « seul » au milieu de tous, coupé de tout.

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Mais si je devais retenir qu'une seule chose, ce serait vraiment ce pardon rédempteur émanant du cœur sur lequel j'ai acquis la conviction que tout repose.

Ton rêve est précieux et il faut le maintenir dans IRL. C’est ce que je fais pour ce genre de révélation onirique en l'implémentant à ma gamme d’émotions IRL ordinaire, comme une graine, et ça marche, ça nous change réellement. Notamment pour des phobies etc. et ça enrichis notre rapport à l'anima. Tout me porte à croire que tu vas reconnaître certains points communs avec mes expériences (encore très vagues) du moment* :

Je m’intéresse depuis quelques semaines à la loi de l’attraction. Je pense que tu connais, mais au cas où cela consiste à essayer de favoriser les synchronicités. Après avoir fait, plein d’enthousiasme, mon premier tableau de « visualisation créatrice » j’ai cru reconnaître quelques coïncidences significatives IRL (rencontre, découvertes etc) par la suite, ainsi que quelques impactes auto-suggestif positifs sur ma personne.

 o:) Pris dans mon engouement, j’ai amélioré les tableaux, dans le projet de les faire plus graphique et ludique, voir connoté artistique. Mes tableaux 2.0 finis, j’ai connu quelques revers et certaines déceptions, ou tout simplement une répétition du même. Non seulement on ne change pas une vie comme ça, et synchronicité ou pas, je sens que je suis sous le coup de l’intention cachée derrière l’intention. (« Un plan à l’intérieur du Plan » comme dirait le navigateurs de la Guilde…). Les peurs, les sabotages internes, les replis, la peur de l’inconnu etc ont comme fait un travail de fond, - ou disons plutôt que l’ombre s’est révélée à moi avec plus d’évidence. Ce que j'appelle dorénavant mes "programmations infantiles" (négatives) me sont aussi révélées par ce biais, notamment deux et qui m’ont vraiment conditionné dès le départ. Je le savais déjà confusément mais là j’ai pris davantage conscience de leur impact concret, via ce travail introspectif.


Donc figure toi que préventivement, j’ai fait aujourd’hui un tableau de visualisation négatif/cathartique, avec des prédator, des zombis et des hellraiser^^ (*drôle de coïncidence!). le hellraiser serait ici un principe de l’anima, la souffrance qui oblige à se bouger. car il y a des souffrances "négatives" (comme la dépression) qui empêche de souffrir, qui nous bloque.
En effet, je crois que si on se lance dans de ce genre de projection « créatrice positive » sans vouloir prendre en compte le moteur, le négatif refoulé, le « passé qui n’est pas passé » ou la simple réalité, c’est le retour de baton assuré, car la descente dans certaines profondeurs est le chemin que l’univers prendra pour atteindre la résilience qui permet une avancée réelle et concrète, histoire d’oublier personne en chemin.

Justement je suis tombé fraichement sur cette video (si jamais ça te branche). Le type a une approche plus psychologique et critique (intellectuelle) que ce qu’on peut voir ou lire habituellement sur ce sujet, notamment concernant la part d’ombre que certains chercheurs spi veulent éviter, et c'est exactement la position que j'avais depuis peu. Je suis en train de lire les articles de son blog. Son style d’écriture me plait bien, très agréable et littéraire à l’instar d’ailleurs d’un Ganji Anankea. Et au passage son domaine de prédilection ce sont justement les rêves. :P

Et la vulnérabilité que tu évoques :

"C’est une logique toute masculine qui exalte la volonté personnelle et veut que l’existence soit orientée vers un but clairement défini, une perfection à atteindre. Or la volonté personnelle a peu à voir avec les mouvements de l’âme."


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Jean-Jacques Hyperbole

 

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