De la grande muraille de Chine à New York, du 19ème siècle à un futur lointain, dans un château, un temple, un paysage enneigé ou à la plage, avec sa famille, ses amis, des célébrités, ou de mystérieux personnages… embarquement immédiat pour votre voyage onirique.
Dépaysement garanti
Destination : univers mystique
Heure de départ : tombée de la nuit
Porte d’embarquement : le sommeil
Aucun bagage ne sera accepté.
Aucune forme de contrôle autorisée.
Mémoire et identité effacées.
Chaque nuit est la porte d’accès vers un ailleurs où l’imagination n’a plus aucune frontière: aventure, exotisme, mystère… C’est la porte d’accès directe aux sagesses inépuisables, aux ressources infinies de l’inconscient.
Les rêves dits ordinaires sont une aventure, un dépaysement, un ressourcement, une transformation. Chaque nuit est un départ vers une destination inconnue, un film en 3 dimensions vécu de l’intérieur, un roman écrit uniquement pour vous, un petit bijou d’art créatif ésotérique que vous êtes le seul à pouvoir contempler.
Dans ce blog je parle souvent des rêves lucides, aujourd’hui, je dédie ce billet aux rêves dits ordinaires. J’adore laisser la lucidité de côté, abandonner le contrôle à l’inconscient pour partir en terre inconnue. Et je ne comprends pas pourquoi on parle de rêve ordinaire, n’est-ce pas contradictoire ? Un rêve peut-il être normal, ordinaire, habituel ? Un rêve n’a-t-il pas toujours une essence d’extra-ordinaire ?
Lorsque l’on demande à un rêveur, même un rêveur lucide, le rêve qui l’a le plus marqué, le plus touché, qui a changé quelque chose pour lui, il ne répondra que rarement un rêve lucide.
Si je devais choisir un seul rêve qui ait eu de profondes conséquences sur ma vie, ce serait un rêve d’une banalité sidérante. A l’époque, je venais de débuter dans la vie active, et j’envisageais, un jour, d’acheter mon premier appartement. Avant cela, il y avait eu la maison familiale et plusieurs locations. Le but de cet achat étant surtout financier, je pesais le pour et le contre, les économies que cela pourrait occasionner versus les aléas de devenir propriétaire, et repoussais cela à un jour lointain, dans un futur indéterminé, lorsque je saurai un peu mieux la direction que prendrait ma vie. La décision était purement pragmatique et n’avait aucune dose d’affectif.
C’est à cette époque que j’ai fait ce rêve, ou plutôt un fragment de rêve. Je sors d’un appartement que je sais être chez moi (mais qui ne correspond à rien de la réalité), et au moment où je ferme la porte, j’entrevois l’appartement avec un couloir et quelques pièces. A cet instant, je suis submergée par la sensation apaisante d’avoir un chez moi, un espace où je pourrais me ressourcer. Les mots n’arrivent pas vraiment à décrire cette impression. J’imagine que la façon la plus proche serait d’imaginer que vous rentriez, après avoir fait un long voyage forcé de plusieurs mois, épuisé, le chemin tellement semé d’embûches que vous aviez fini par douter de pouvoir retrouver un jour le chemin du retour, et enfin vous arrivez chez vous.
Les émotions que j’ai ressenties à cet instant, je ne les avais jamais ressenties auparavant, et j’ignore où mon inconscient est allé les chercher. Au réveil, j’étais à la fois dépitée d’être encore dans ma location et pas dans ce mystérieux appartement, et sidérée par les émotions ressenties dans un rêve d’apparence aussi banal.
Du point de vue de l’interprétation, ce rêve n’a sans doute rien à voir avec le fait d’acheter un appartement ou non, il pourrait être interprété à de nombreux niveaux. Mais l’impression de ce chez moi ne m’a plus quitté et j’ai entrepris les démarches pour devenir propriétaire très peu de temps après. Il m’a fallu du temps pour concrétiser ce projet. Puis, un jour alors que j’étais dans mon nouvel appartement, sur le seuil prête à partir, j’ai ressenti les exacts mêmes émotions et je me suis alors souvenue de ce rêve.
Pour faire écho au billet de la semaine derrière sur les franchissements de seuil, ce rêve m’a poussé vers une phase de ma vie, une prise de responsabilité, que sans lui, j’aurais sans doute encore retardé de nombreuses années.
Chaque nuit nous partons vers un monde inconnu, un monde qui nous touche, nous transforme, nous change, le monde des rêves. Et pour ma part je pense qu’un rêve ordinaire… ça n’existe pas.



C’est vrai, cette appellation est paradoxale, et même erronée.
Appelés aussi parfois rêve « normal ».
Mais quoi de plus anormal qu’un rêve? En même temps on rêve « normalement » toutes les nuits, donc…
C’est ce que j’apprécie tant avec les rêves: on nage en plein paradoxe logique:
les rêves existent, sans exister! (presque par définition les rêves sont ce qui n’est pas réel)
Publié par Lao schin | 25 juin 2010, 16 h 12 minTout à fait d’accord !
Publié par attrape-songes | 27 juin 2010, 18 h 20 minBizarrement, moi, j’ai fais plusieurs rêve dont je ne retire rien, je joue à un jeu (de l’extérieur ), je mange des bonbons. Justement, c’est rêve, je les trouves étrange par leur non étrangeté.
Vous voyez ce que je veux dire ? Ca veut dire quelque chose vous pensez ?
Publié par Yoyolink | 28 mai 2011, 12 h 31 minC’est tout à fait normal de faire des rêves qui ne font que reprendre des éléments de notre vie de tous les jours et de ne rien vivre de particulier ou d’extraordinaire. C’est ce qui sert de matière première à nos rêves et compose une grande majorité de nos rêves, quelle quantité exacte cela dépend des personnes.
Publié par attrape-songes | 29 mai 2011, 22 h 20 minOn a toujours eu des reves a un moment de notre vie qui sont PRESQUES banals, mais il y a toujours un détail loufoque ou de fausses croyances en trop pour qu’on dise que ce rêve était vraiment normal.
Publié par Wright | 18 août 2011, 12 h 19 min